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    Un peu de pub ( Trrrrrrrrrrès exceptionnellement !!! )

     

          Après 136 articles hebdomadaires sans jamais vous signaler sur ce blog l'une des parutions de mes poèmes ( en revues ou plaquettes ) , je m'autorise pour la première fois     ( et probablement la dernière ) à vous informer de la toute fraîche parution de mon mince recueil  intitulé  " Le Chemin"  aux éditions Filosphère ( 48 pages, 9.5 euros ).

     

     

     

     

     

     

     

         Si vous souhaitez l'acquérir, vous pouvez me contacter par courriel en cliquant sur l'onglet Contact dans la case Rubriques, en haut à gauche de la page de ce blog.

     

     

     

     

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                                                                                                                                                                Franck Reinnaz

     

     

     


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  • "Encres Vives" de Michel Cosem (V. Joyaux fin 2016 et P. Badin début 2017)

          La revue Encres Vives est née à Toulouse dans les années 1960. Après quelques fluctuations, la revue s'est stabilisée vers la fin des années 1970 et deux collections ont ensuite complété l'activité des éditions Encres Vives dirigées par le poète Michel Cosem.

    Toutes ces publications prennent la forme d'une plaquette agrafée de seize pages format A4.

         La revue "Encres Vives"(1) propose généralement des poèmes d'un seul auteur confirmé ou, plus rarement, une anthologie collective ou un dossier sur un poète contemporain, au rythme de douze numéros par an.                          La collection "Encres Blanches" présente des poèmes d'un seul poète en accueillant volontiers des écritures émergentes.                                          La collection "Lieux" donne à un poète, confirmé ou débutant, la possibilité d'exprimer poétiquement sa relation privilégiée avec un lieu particulier.

        Pour exemple, le dernier numéro de la collection "Encres Blanches" propose, sous le titre "Pans de jours froissés", seize pages de poèmes de Véronique Joyaux (2 ). Ce qui pourrait n'être qu'une plaquette de 16 courts poèmes est en fait un vrai recueil puisque l'auteur use pleinement du grand format permettant des pages de plus de quarante lignes.                                        Mais comme l'inverse est toujours possible, on ne sait jamais à réception de la plaquette le volume de ce qui se donne à lire.

         L'ensemble des parutions depuis l'origine constitue une impressionnante bibliothèque de plus de 1500 plaquettes de poésie, dont une grande partie est encore disponible ( consulter le site www.encresvives.wix.com ) .                              A l'exception des écritures expérimentales ou formalistes, une grande partie des poètes français contemporains ont passé ou passeront par Encres Vives.

    Caverne d'Ali Baba pour le lecteur de poésie !

     

                                                                                                                         Franck Reinnaz

     

    (1) : Comité Editorial : Annie Briet, Jean-Louis Clarac, Michel Cosem, Chantal Danjou, Michel Ducom, Michel Dugué, Gilles Lades, Cédric Le Penven, Jacques Lovichi, Jacqueline Saint-Jean, Christian Saint-Paul, Jean-Michel Tartayre.

    (2) : Sur cette poétesse, voir article de ce blog daté du 15 Avril 2015

     

     


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    Pourquoi celle-ci ?

          Mes raisons d'aimer cette photographie sont si personnelles, que je me demande si beaucoup l'apprécieront également.

    - C'est la photographie d'une lisière de forêt en fin d'après-midi et ceci connote pour moi ces séances où la nature prend un éclat particulier résultant de mon extrême attention, tous sens bandés au maximum, lorsque j'attend l'imminente apparition des bêtes que j'espère photographier.

    - J'aime quand le soleil bas éclaire latéralement l'intérieur des sous-bois et fait émerger les troncs comme une armée sur le pied de guerre.

    - j'aime les corps torturés des hêtres montagnards. Chacun sa forme improbable et singulière qui lui confère son individualité.

    - Je connais bien cet endroit auquel on n'aboutit qu'après avoir marché pendant cinq kilomètres et s'être élevé de six cent mètres, dans l'ombre dense de la forêt. L'arrivée au sommet est une fête de lumière.  

     

     

                                                                                                                               Franck Reinnaz

     

     


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  • J'avais connaissance du Gérard Chaliand spécialiste de géopolitiqueGérard Chaliand : " Feu nomade "  ( Ed. Gallimard 2016 )

    et de stratégie, mais j'ignorais qu'il fut poète.                   

    Après trois premiers recueils de poèmes ayant paru dans sa jeunesse ( autour des années soixante ) le poète a semblé se taire pendant quarante années pour ne retrouver la voix qu'avec la vieillesse.

    Il m'apparaît deux raisons possibles pour proposer à votre attention ce "Feu nomade" qui regroupe les poèmes de ces deux périodes.   

    - Pour la poésie des deux premiers ensembles de poèmes dont l'écriture est parfois teintée de surréalisme :                                       "Mes mains portent des saisons figées au bout des sources [...]" (p 50)  Laquelle écriture, plus souvent encore, rappelle la poésie sud-américaine par le chant, l'ampleur, la voix haute, le discursif ... :     " J'ai marché durant des siècles séparé de moi-même                          je suis entré dans les eaux                                                           enlisé sans appui                                                                           mûr à la peine mûr aux coups                                                           je ne suis que ce lâche qui a peur du pillage                                       de voler pour la faim me voilà né voleur [...] "      ( page 29 )

    - Pour l'exceptionnelle complexité et densité du personnage et de la vie de ce bourlingueur inlassable, militant tiers-mondialiste, poète et géopoliticien, qui transparaissent dans les textes et dont l'intérêt peut compenser l'excessif prosaïsme des trois derniers ensembles de "poèmes" ( du moins pour certains lecteurs avides de voyages et découvertes).

    Claude Burgelin, dans son introduction, signale que cet Armémien " fils et petit-fils de ceux qui furent atrocement écrasés, dont le massacre même fut et reste dénié, s'est fait chasseur pour ne plus connaître la douleur du vaincu."( page 14 ).  Le poème de page 91 est l'un des rares à évoquer ce lourd passé.

    Au final, et bien que l'amour ait beaucoup compté dans cette vie dense, malgré son impuissance à changer le cours des choses, ce qui se montre ici est un monde violent où " Tout est régi par la force et la crainte" ( page 142 )

     

                                                                                                           Franck Reinnaz

     


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    Nicolas Cendo : " Perdue aux lèvres "  ( Ed. La Dogana 2006 )

         Dans " Perdue aux lèvres ", Nicolas Cendo nous propose 52 brèves proses poétiques, chacune nous exposant d'une plume très légère quelques éléments disparates de sensations éprouvées dans la nature inhabitée où règne la lumière et ses couleurs vassales : " [...] De l'éclat jaune jusqu'au blanc de la herse l'été agrandit la distance, ruine chaque bordure, retombe tel un essaim au revers noir, sans témoin pour la lampe aveugle. " ( page 30 )

         La brièveté des textes, réduits treillis d'encre perdus dans les pages, dit assez que cette écriture est toute d'élaguage et de condensation. Les machines à interpréter que nous sommes, s'y voient souvent opposer un usage très libéral des règles sémantiques, mariant des termes dont le langage ordinaire exclue la combinaison ( " l'herbe allégée de rires ", " le chemin qui tremble ", " lointaines crêtes des jours " , etc.). 

         Quand le mystère se fait moins dense et  qu'un sens se dessine, il ne se dévoile à nos yeux qu'un tableau très banal, en lequel ne peut d'aucune façon résider la valeur poétique, tout entière logée dans la forme d'écriture.  Pure poésie diront alors certains.

         Lecture de poèmes-fantômes ne laissant aucune trace, agréable comme est agréable ce moment précédant le sommeil, quand se relâchent et s'effacent les tensions du jour puis la trace de ses évènements, puis même le temps qui sans eux se dissout alors que "les dernières lueurs qui fouillent l'espace calmé des chambres n'éclairent que deux tempes sans défense." ( page 34 )

         Charme et limite de la pure poésie.

                                                   

     

                                                                                         Franck Reinnaz

     

     


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