• Mélancolie du soir ?

    Mélancolie du soir ?

         Tous les sens en éveil,  je remonte la draille, dos au soleil couchant.                            Sur ma gauche, j'aperçois un renard assis sur un rocher et qui restera là de longues minutes, comme hypnotisé face au ciel d'ouest orange .

         On voudrait demander, non pas "Que pense-t-il ?", mais au moins: "Que ressent-il ?".

         On aimerait assez que monte en lui cette mélancolie du soir que nous connaissons si bien; mais c'est encore trop dire puisque le soir n'est pas pour lui la quotidienne accalmie  d'une vie diurne, la douce  détente des tensions accumulées au long du jour, avant que vienne le sommeil.

         Dire que mon soir est son matin n'est peut-être pas plus vrai, s'il est non seulement sans pensées ni sentiments, mais aussi sans vie intérieure, sans conscience de soi. Mais nous n'en savons rien, et surtout nous ne savons imaginer des formes plus "élémentaires" de conscience animale de soi qui ne soient ni notre riche vie intérieure, ni le néant minéral.

     

                                                                                                                            Franck Reinnaz

      


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