• La touche manquante

    J'avais choisi le coin aux plus belles couleurs vertes et jaunes des genêts en fleurs, et non l'endroit aux traces de passages les plus nettes ou les plus récentes comme l'auraient exigé les règles les plus élémentaires de la photographie animalière. Mais j'espérais tout de même qu'une bête y passerait avant la nuit pour compléter le tableau par sa touche de brun.

    J'ai  attendu des heures, caché sous les branches basses d'un pin, si absorbé par ce point là que j'ai raté le renard fureteur puis l'aigle Jean Le Blanc tombé saisir un serpent .

    Mais tout vient à point à qui sait attendre.

    Ce soir-la, ce fut ce jeune cerf dont les andouillers commençaient à peine à repousser.

    Le surlendemain soir , c'est une compagnie de quinze sangliers que j'y verrai débouler.

     

                        Franck Reinnaz


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