• Cruelles prédatrices

    Le chemin sort de la forêt et je le vois monter vers les crêtes d'Aubrac, ligne brune avançant sur le vert des vastes pâturages, mais j'hésite à quitter l'ombre protectrice. 

    A droite, sur un muret de pierres, trottine et s'approche un petit animal étrange au corps fuselé dont je m'aperçois, au dernier moment, que c'est une hermine. Surpris, je la photographie. L'image, trop floue, gardera trace d'un bel instant. 

    Pour beaucoup, les agréables connotations de souplesse et de douceur des herbes vertes et de la fourrure, l'emportent sur le défaut de netteté, lequel peut même contribuer à suggérer cette douceur !   

    Mais sous sa belle fourrure, dans son souple corps fuselé, se cache une redoutable et cruelle prédatrice.  D'ailleurs, je la verrai plus tard un mulot dans la gueule.

    Pourtant, comme vous probablement, je m'attendris devant l'hermine, indifférent au sort du mulot.

    "Pourquoi ?" demanderait l'enfant que nous fûmes, avec sa manie d'interroger les (fausses) évidences.

    Je vous mets au défi d'une réponse rapide,  satisfaisante et cohérente !

     

                                                                                                            Franck Reinnaz                                             


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